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Oratoire funèbre de Périclès - Version Thucydide

Oratoire funèbre de Périclès - Version Thucydide

L'oraison funèbre de Périclès est un discours écrit par Thucydide pour son histoire de la guerre du Péloponnèse. Périclès prononce le discours non seulement pour enterrer les morts, mais pour louer la démocratie.

Périclès, grand partisan de la démocratie, était un dirigeant grec et un homme d'État pendant la guerre du Péloponnèse. Il était si important pour Athènes que son nom définit l'âge - Periclean ("The Age of Pericles"), une période où Athènes reconstruisit ce qui avait été détruit lors de la récente guerre contre la Perse (les guerres gréco-persanes ou perses).

Les habitants d’Athènes, y compris ceux de la campagne dont les terres étaient pillées par leurs ennemis, étaient encerclés dans les murs d’Athènes. Près du début de la guerre du Péloponnèse, une peste a balayé la ville. Nous ne savons pas avec certitude quelle était la maladie de la peste. La meilleure hypothèse récente est la fièvre typhoïde. En tout état de cause, Périclès succomba et mourut de cette plaie. Thucydide sur la peste

Avant la dévastation de la peste, les Athéniens mouraient déjà des suites de la guerre. Périclès a prononcé un discours élogieux vantant la démocratie à l’occasion des funérailles, peu après le début de la guerre.

Thucydide soutenait Périclès avec ferveur mais était moins enthousiaste à propos de l'institution de la démocratie. Sous les mains de Périclès, Thucydides pensait que la démocratie pouvait être contrôlée, mais sans lui, cela pourrait être dangereux. En dépit de l'attitude de Thucydide envers la démocratie, le discours qu'il prononce dans la bouche de Périclès soutient la forme de gouvernement démocratique.

Thucydide, qui a écrit son discours de Periclean pour son Histoire de la guerre du Péloponnèse, admet volontiers que ses discours ne sont que vaguement basés sur la mémoire et ne doivent donc pas être considérés comme un compte rendu textuel.

Dans le discours, Périclès dit:

  • La démocratie permet aux hommes de progresser à cause du mérite au lieu de la richesse ou de la classe héritée.
  • Dans une démocratie, les citoyens se comportent de manière licite tout en faisant ce qu'ils veulent sans craindre les regards indiscrets.
  • Dans une démocratie, il y a une justice égale pour tous dans les conflits privés.

Cela ressemble beaucoup à l'attitude officielle de ces nations modernes favorables à la démocratie.

Thucydide écrit:

" Notre constitution ne copie pas les lois des États voisins; nous sommes plutôt un modèle pour les autres que les imitateurs nous-mêmes. Son administration favorise le plus grand nombre au lieu du petit nombre; c'est pourquoi on appelle cela une démocratie. Si nous regardons les lois, elles rendent une justice égale à tous dans leurs différences privées; en l'absence de tout statut social, l'avancement de la vie publique relève de la réputation de capacité, les considérations de classe ne pouvant s'immiscer dans le mérite; La pauvreté n'empêche pas non plus le chemin, si un homme est capable de servir l'État, il n'est pas gêné par l'obscurité de sa condition. La liberté dont nous jouissons au sein de notre gouvernement s'étend également à notre vie ordinaire. Là-bas, loin d’exercer une surveillance jalouse l’une sur l’autre, nous ne nous sentons pas appelés à nous fâcher contre notre prochain pour faire ce qu’il aime, ni même à nous livrer à ces regards blessants qui ne peuvent manquer d’être blessants, bien qu’ils ne fassent pas peine. Mais toute cette aisance dans nos relations privées ne nous rend pas sans loi en tant que citoyens. Notre principale garantie contre cette peur est de nous apprendre à obéir aux magistrats et aux lois, notamment en ce qui concerne la protection des blessés, qu’ils soient ou non inscrits au code de la loi, ou qu’ils appartiennent à ce code qui, bien que non écrit, ne peut être brisé sans disgrâce reconnue."

La source:
Pericles Funeral Oration

Informations sur la démocratie dans la Grèce antique et l'essor de la démocratie

Écrivains anciens sur la démocratie

  1. Aristote
  2. Thucydide par l'oraison funèbre de Périclès
  3. Protagoras de Platon
  4. Eschines
  5. Isocrate
  6. Hérodote compare la démocratie à l'oligarchie et à la monarchie
  7. Pseudo-xénophon